La guerre civile syrienne vue d’Israël

Un représentant de Tsahal vous emmène sur le plateau du Golan, à la frontière entre Israël et la Syrie. Apprenez-en plus sur le conflit syrien et sur les dangers qu’il pose à Israël.

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Vue de la frontière syrienne depuis le plateau du Golan.

 

Avant le conflit

En 2011, 1,2 millions de syriens vivaient sur le plateau du Golan. Sur cette partie du Golan, on trouvait des fermes, des bases de l’ONU, des villes et des forêts. La barrière de sécurité entre Israël et la Syrie servait principalement à délimiter la frontière entre les deux pays.

En mars 2011, la guerre a éclaté entre les forces militaires syriennes et les groupes rebelles. Aujourd’hui cette barrière de sécurité n’a plus la même fonction. En effet, à cause de la guerre sanglante qui a lieu de l’autre côté de la frontière israélienne, la barrière de sécurité a été rallongée et renforcée.

Carte de Tsahal rendue publique montrant la frontière syrienne. Les villes et villages israéliens sont indiqués en bleu et les syriens en rouge.

Carte de Tsahal rendue publique montrant la frontière syrienne. Les villes et villages israéliens sont indiqués en bleu et les syriens en rouge.

 

Les combattants

Plusieurs groupes dont les objectifs et agendas diffèrent se livrent des combats sanglants. “Il y a deux parties qui s’affrontent ici, le régime syrien et les rebelles. Chacun d’eux est composé de différents groupes,” raconte le représentant de Tsahal.

Le régime du Président Bachar al-Assad est représenté par l’armée syrienne qui est alliée à des milices locales, les Force Al-Qods iraniennes et au groupe terroriste du Hezbollah. Ces deux derniers se trouvent en majorité sur la partie syrienne du Golan où ils repoussent les attaques des rebelles.

Les rebelles sont divisés en trois groupes distincts : les modérés, les salafistes et les djihadistes. Les modérés ont débuté la révolution en protestant contre le gouvernement. Ils sont contre Assad mais pas contre Israël. Bien qu’ils représentent la majorité des groupes rebelles syriens, ils sont peu à se trouver sur la partie syrienne du plateau du Golan.

Des djihadistes à la frontière israélienne

Les plus grands groupes djihadistes opérant sur la partie syrienne du plateau du Golan sont Jabhat Fateh al-Sham (en français : le  Front de la conquête du Levant) et Shuhada al-Yarmouk. Le Front de la conquête du Levant est allié au groupe terroriste d’Al-Qaïda. Avec l’aide d’autres groupes rebelles, ils ont pris le contrôle d’une grande partie de la frontière en 2014. Tout comme Daech, le Front de la conquête du Levant faisait d’abord partie d’Al-Qaïda en Irak avant de s’en séparer. “Bien qu’ils aient récemment changé leur nom et drapeau afin de s’éloigner d’Al-Qaïda, je doute qu’il y ait d’autres changements importants” a dit le représentant de Tsahal.

La Brigade des martyrs de Yarmouk s’est alliée avec d’autres groupes djihadistes pour former l’armée Khaled Ibn al-Walid et se bat pour Daech sur le plateau syrien du Golan. L’armée Khaled Ibn al-Walid a prêté allégeance à l’EI il y a un an et demi, et suit aujourd’hui ses ordres. Elle a déjà commencé à implanter les lois de Daech au sein des territoires dont les combattants ont pris le contrôle.  

Le prix humain

Depuis 2016, la population syrienne du Golan compte 750 000 habitants, soit 63% du nombre d’habitants avant la guerre. 50 000 Syriens qui vivaient au Golan ont été tués et le reste s’est enfui vers d’autres pays. Ceux qui sont restés vivent dans des conditions difficiles. À cause des combats, les civils ont peu accès aux soins médicaux, à la nourriture et autres besoins vitaux.

Le représentant de Tsahal indique avec sa main une zone au loin “Vous voyez ça ?” demande-t-il. “Avant c’était une forêt, aujourd’hui ceux qui habitent ici abattent les arbres afin d’utiliser le bois pour le chauffage.”

Alors qu’il était en train d’expliquer un incident qui s’est produit au Golan, deux explosions ont soudainement retenti sur le côté syrien de la frontière. “Lorsqu’il fait plus clair, vous pouvez voir les colonnes de fumée.”

Il y a 37 villages sur la partie israélienne du plateau du Golan; les 40 000 habitants travaillent principalement dans l’agriculture et les fonctions publiques. “Notre travail est de les protéger afin qu’ils se sentent en sécurité. Parfois, des roquettes et des tirs d’obus de mortier s’abattent sur le côté israélien du Golan et nous ne sommes pas en mesure de les contrôler. Ce que nous pouvons contrôler en revanche, c’est notre préparation en cas d’attaque d’un groupe djihadiste syrien. Nous avons vu de quoi ils étaient capables lors des attaques qu’ils ont commises contre le régime de Bachar al-Assad – en utilisant des armes lourdes ou en commettant des attentats à la bombe. Nous savons que nous attaquer fait partie de leurs objectifs. Tout ce que nous faisons sert à protéger les personnes qui vivent en Israël.”

 

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