Les aides-soignantes de l’Opération Bordure Protectrice se battent pour la vie

banner aide-soignante

Elles font partie des rares femmes ayant pénétré dans la bande de Gaza lors de l’Opération Bordure Protectrice. Au milieu des affrontements et des tirs d’obus de mortier, ces trois combattantes nous racontent ces quelques jours de combat pour sauver les vies de leurs frères d’armes sur le champ de bataille.

Avant de rentrer dans la bande de Gaza, les entraînements et les cours les plus exigeants leur ont été soumis. Durant un an et demi, elles ont suivi le cours d’aides-soignantes combattantes de Tsahal afin d’acquérir les compétences les plus élevées dans les domaines de la santé et les capacités physiques et mentales indispensables pour être combattantes. Tests, stages dans des hôpitaux, sport intensif ont rythmé cette période clé de leur début de service dans les rangs de Tsahal.

Chacune d’elles raconte son expérience unique de soldate dont la mission était de sauver des vies au coeur des combats de l’Opération Bordure Protectrice.

Le caporal-chef Maor Nativ, 20 ans

Depuis qu’elle a intégré le Corps Blindé Mécanisé de Tsahal, Maor s’est sentie comme appartenir à une nouvelle famille.

“J’étais la seule fille présente dans le tank avec lequel nous sommes entrés dans la bande de Gaza, mais j’ai été très bien entourée par les soldats qui s’inquiétaient de mon bien-être. Je dormais avec la peur qui est naturelle lorsque vous vous trouvez sur un champ de bataille mais j’étais sûre que j’étais protégée de la meilleure manière par les soldats avec qui j’étais”, confie t-elle.

LE CAPORAL-CHEF MAOR NATIV, 20 ANS aide-soignante“Un événement très intense a eu lieu alors que nous étions sur le terrain. Un obus de mortier a frappé la frontière entre Israël et la bande de Gaza causant de nombreux blessés parmi les soldats de Tsahal”, explique t-elle. “Nous avons été appelés en urgence pour nous occuper d’eux. La situation était très complexe mais chacun de nous savait ce qu’il devait faire. Nos gestes étaient précis et ont permis de sauver de nombreuses vies. Parmi les blessés, j’ai dû m’occuper d’un soldat très gravement atteint pour lui faire une intubation. N’y parvenant pas de manière réguliere, j’ai dû effectuer une coniotomie (incision au niveau de la traché) afin de lui permettre de respirer.

Les blessés ont ensuite pu être évacués en hélicoptère vers les hôpitaux du pays. Il y a quelques jours, je me suis rendue à l’hôpital de Yehilov de Tel Aviv afin de rendre visite à l’un des blessés dont je m’étais occupée et il va bien”, raconte t-elle pleine de fièreté d’avoir pu mener à bien sa mission.

Du Mexique au champ de bataille à Gaza

Le sergent-chef Yonat Daskal, 23 ans

Après avoir effectué 3 ans et demi de service militaire en tant qu’aide-soignante combattante dans la Brigade Nahal, Yonat est partie effectuer un voyage de quatre mois en Amérique du Sud. En juillet dernier, juste après son arrivée au Mexique, les messages de ses amis israéliens concernant le début de l’Opération Bordure Protectrice lui ont fait comprendre que sa place était auprès de ses frères d’armes et décida de revenir en Israël pour servir en tant que réserviste.

LE SERGENT-CHEF YONAT DASKAL, 23 ANS aide-soignante

“Le premier soldat que j’ai dû soigner hurlait de douleur. Sa main était très gravement touchée et il criait ‘ma main a disparu’. Pour lui donner de la force je lui ai dit : «mon nom est Yonat et je vous promets que tout ira bien.” Il m’a regardée dans les yeux et m’a dit : “je sais que tout ira bien et que nous allons effectuer cette opération avec succès”.

“Je lui ai placé un garrot, puis un deuxième soldat blessé est arrivé avec des éclats d’obus dans la poitrine, suivi d’un troisième qui était gravement blessé à la jambe, et enfin un quatrième avec des éclats dans les yeux. Il souffrait énormément mais il a refusé que je le soigne : «prenez soin de mes soldats d’abord, vous pouvez prendre soin de moi plus tard», m’a t-il dit. J’ai été très émue du choix si noble de ce commandant”.

Alors que la situation devenait très compliquée pour prendre soin de tous les soldats, l’adjoint du commandant de bataillon est miraculeusement arrivé avec des médecins en renfort. À ce moment-là, j’ai senti que Dieu était avec moi dans la bande de Gaza. Au total, j’ai traité une dizaine de soldats blessés cette nuit-là.”

Cinq jours sans sortir du tank

Le caporal-chef Tamar Bar-Ilan, 21 ans

Tamar est entrée dans la bande de Gaza avec les soldats du Corps Blindé Mécanisé de Tsahal et est restée avec eux durant 12 jours à l’intérieur d’un tank. “J’étais la seule femme dans ce tank mais cela n’était pas un problème. Ces soldats, je les connais depuis 2 ans, ils sont comme ma propre famille. La seule chose qui pouvait poser problème c’est d’être devenue une cible en territoire ennemi et d’être touchée par des missiles anti-tanks”.

“Au départ, je n’ai pas quitté le tank durant 5 jours consécutifs. Ma plus grande peur était que quelque chose arrive aux soldats. La seule pensée que je ne réussisse pas à soigner un soldat blessé me rendait folle. Lorsque le moral était bas, je me rappelais que pour eux, je devais rester forte quoiqu’il arrive.”

LE CAPORAL-CHEF TAMAR BAR-ILAN, 21 ANS aide-soignante“Lors de ma dernière nuit à Gaza, nous avons entendu des coups de feu et quelqu’un a crié à la radio « Aide-Soignant !». Nous sommes entrés rapidement dans le tank, nous avons roulé quelques mètres puis j’ai vu un soldat blessé sur une civière. Il avait été touché par des tirs de snipers et était blessé aux jambes. Je lui ai rapidement placé un garrot et traité ses blessures. En quelques minutes, il a été évacué à l’hôpital en hélicoptère. Je me suis occupée de lui de manière très professionnelle et je ne pourrai jamais l’oublier.”

Maor, Yonat et Tamar sont le symbole de l’engagement féminin aux postes les plus sensibles de l’armée israélienne. Elles ont mené, aux côtés des combattants des différentes unités, des missions de sauvetage indispensables qui ont permis à l’Opération Bordure Protectrice d’être menée avec succès au service de la défense d’Israël.

Continuez la conversation sur Twitter :

 

Rejoignez-nous sur Facebook et revivez en images les moments forts sur Instagram.


Partager:


Commentaires: