Opération Litani (du 14 au 21 Mars 1978)

Guerres et Opérations >  Opération Litani

Contexte

Le 11 mars 1978, soit trois jours avant le début de l’Opération Litani (hébreu : מבצע ליטני, ‘Mivtsa Litani’), onze terroristes de l’Organisation de Libération de la Palestine infiltrés depuis le Liban et dirigés par une femme, Dalal al-Mughrabi, prirent le contrôle d’un autobus civil israélien qui circulait sur la route côtière (la route n°2 qui relie Tel Aviv à Haïfa) à proximité de Tel Aviv. Au cours de cette attaque terroriste, 35 civils dont 13 e

nfants furent tués, et 71 furent blessés. L’attaque, connue sous le nom de « Massacre de la Route Côtière » (hébreu : טבח כביש החוף, ‘Tevah Kvish HaHof’), démontrait une volonté claire de saboter le processus de paix avec l’Égypte. En réaction à cet attentat le gouvernement israélien décida d’entreprendre une action militaire d’envergure contre les infrastructures terroristes de l’OLP localisés au Liban sud afin de repousser l’OLP au-delà du fleuve Litani. En quelques jours, l’armée israélienne put atteindre les rives du fleuve Litani.

Opération Litani

Déroulement de l’opération

Trois jours après le « Massacre de la Route Côtière », dans la nuit du 14 mars 1978, l’armée israélienne décida de riposter et lança une vaste opération dans le sud du Liban menée par une combinaison des forces de deux brigades d’infanterie (Golani et Parachutiste), auxquelles furent greffées des forces blindées, des soldats de la Brigade Nahal, et des forces des Corps d’Artillerie et du Génie Militaire. L’objectif annoncé de l’opération était de détruire les bases de l’OLP situées au sud du fleuve Litani afin de restaurer un climat de sécurité dans le nord d’Israël.

Les soldats israéliens traversèrent la frontière libanaise et commencèrent à se déplacer vers le nord

Les soldats israéliens traversèrent la frontière libanaise et commencèrent à se déplacer vers le nord. Les avions de l’Armée de l’Air et les navires de la Marine Israélienne permirent de sécuriser l’avancée des forces terrestres.

Le plan de l’opération, mis au point par le Chef d’État-major Motta Gour, et le Commandant du Commandement de la Région Nord Avigdor « Yenosh » Ben Gal, prévoyait des opérations au sol et l’occupation d’un territoire s’étendant sur environ 10 km. Selon les estimations, ce territoire était censé abriter quelque 4000 terroristes. En plus de l’élimination de nombreux terroristes, et de la destruction d’un grand nombre de leurs infrastructures, l’opération visait à assurer une continuité territoriale entre les trois enclaves du Liban Sud afin de former une ceinture de sécurité en coopération avec l’Armée du Liban Sud dirigée par le Major Saad Haddad.

Le 17 mars, à la fin de la première phase de l’opération, il fut décidé d’étendre la zone d’opération et de progresser jusqu’aux rives du fleuve Litani. Le nom d’origine de l’opération fut modifié en conséquence et devint Opération Litani.

De nombreux villages et de nombreuses villes qui étaient utilisés comme quartiers généraux par les terroristes furent occupés pendant l’opération, et les objectifs sur le terrain furent pleinement atteints. Cependant, les infrastructures terroristes ne furent pas totalement éradiquées, et la ville de Tyr ne fut pas occupée, car le Chef d’État-major craignait que des combats en zone urbaine ne causent un trop grand nombre de victimes.

Trois cents terroristes furent éliminés pendant les combats. Tsahal accusa une perte de 18 soldats. Le 21 mars, le Ministre de la Défense Ezer Weizman ordonna à l’armée un cessez-le-feu. Suite à l’opération, le Conseil de Sécurité de l’ONU décida de mettre en place une force militaire internationale, la FINUL, afin de maintenir l’ordre dans la région du Sud-Liban. Les forces de la coalition prirent le relais juste après le retrait de Tsahal, qui fut achevé complètement au milieu du mois de juin.

Échange de prisonniers

Les forces armées progressèrent jusqu’aux rives du fleuve Litani

Le 5 avril 1978, six soldats et un civil à bord d’une camionnette franchirent accidentellement la ligne de sécurité de l’armée israélienne à proximité de Tyr et tombèrent sur des terroristes. Quatre soldats furent tués pendant les affrontements et les deux autres capturés. L’un des soldats décéda au cours de sa captivité, et l’autre soldat fut libéré le 14 mars 1979, en échange de la libération de 76 terroristes emprisonnés en Israël.

Retour en haut de page

Partager: