Le Palmah

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Les débuts du Palmah

Insigne du Palmah

Le Palmah (abréviation hébraïque de פלוגות מחץ, ‘Plougot Makhatz’, litt. « compagnies de choc ») était la force combattante d’élite de la Haganah, l’organisation armée clandestine de la communauté juive, de ses institutions et du mouvement sioniste avant l’indépendance de l’État d’Israël.

Le Palmah a été créé en mai 1941 pendant la Deuxième Guerre Mondiale afin d’aider les Britanniques à défendre la Palestine mandataire contre l’avancée de l’armée de l’Allemagne nazie. A l’automne 1942, lorsque la menace d’invasion s’estompa, les Britanniques ordonnèrent le démantèlement du Palmah qui fut forcé de devenir une organisation clandestine.

Le Palmah devint alors une force exclusivement composée de soldats volontaires entièrement mobilisés  pour la cause, des jeunes hommes et des jeunes femmes, organisés en six sections et dans des compagnies spéciales.

On peut citer en exemple le « Palyam » (force de la marine), les « Allemands », les « Arabes », les pilotes et les parachutistes qui furent parachutés derrière les lignes allemandes dans l’Europe occupée.

Les unités du Palmah étaient déployées dans les kibboutzim, où les soldats suivaient des entraînements et travaillaient dans le même temps dans les fermes 14 jours par mois afin de subvenir à leurs propres besoins.

Ses soldats n’idéalisaient pas le mode de vie militaire, mais parvinrent à créer un modèle social et culturel unique.

Le Palmah entre 1945 et 1947

De l’été 1945 à la fin de l’année 1947, lorsque l’administration britannique supprima officiellement le mouvement de colonisation juive et bloqua l’immigration juive en Palestine mandataire, le Palmah œuvra à faire entrer clandestinement 65 bateaux avec à leur bord des centaines de réfugiés et survivants juifs de l’Holocauste qui fuyaient l’Europe.

Soldats du Palmah

Le Palmah mena également une violente guérilla contre la domination britannique hostile et contre la machine de guerre qu’elle avait mise en place. Le Palmah contribua à détruire des postes de police et des installations radar, et coula des navires de guerre britanniques. De plus, ses hommes sabotèrent les chemins de fer, ainsi que des ponts frontaliers.

Dans le même temps, dans un souci d’anticipation du retrait des Britanniques de la région et du soulèvement des populations arabes, le Palmah se prépara activement à contrer les attaques des arabes locaux et des pays arabes voisins.

L’héritage du Palmah laissé à Tsahal et à l’État d’Israël

Suite au vote du Plan de Partage de la Palestine par l’ONU le 29 novembre 1947, des bandes arabes armées bloquèrent les routes et assiégèrent les villes juives, y compris Jérusalem. A cette époque,  le Palmah comptait 2200 combattants et était la seule force prête à se battre, en dépit de la faible quantité de matériel à sa disposition. Pendant les premières phases de la Guerre d’Indépendance, le Palmah était déployé sur l’ensemble du territoire. De mars à avril 1948, il se divisait en trois brigades : Harel, Yiftach et du Néguev. Les soldats du Palmah combattirent pour libérer Jérusalem et les autres villes juives assiégées, conquirent des territoires, réussirent à rouvrir des routes et, avec le soutien de la Haganah, parvinrent à repousser l’invasion des armées égyptienne, syrienne, jordanienne, libanaise et irakienne. Le Palmah a subi de lourdes pertes pendant la guerre – près de 1200 morts et des centaines de blessés.

Soldates du Palmah

Le lendemain de la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël le 14 mai 1948, le jeune État proclama Tsahal, l’Armée de Défense d’Israël, qui réunissait les forces déjà existantes de la Haganah et du Palmah, ainsi que celles de l’Irgoun et du Lehi. Les trois brigades Harel, Yiftach et du Néguev, dont les rangs s’élargirent notamment grâce à l’arrivée de nouveaux immigrants, étaient considérées comme les unités d’élite de Tsahal jusqu’à la fin de la Guerre d’Indépendance.

La plupart des valeurs du Palmah furent reprises par l’Armée Israélienne. Parmi elles, l’esprit pionnier, le volontarisme des soldats et une complète obéissance aux autorités juives légitimes selon la devise « Toujours à ton commandement ». Le Palmah a aussi influencé Tsahal en matière de stratégie militaire de ses unités d’élite, et avec son fameux cri de guerre « suivez-moi », qui place le commandant dans un rôle de véritable leader pour ses soldats lors des combats.

Pendant longtemps, la plupart des commandants les plus gradés de Tsahal étaient issus du Palmah. On compte 6 Chefs d’État-major, et 40 généraux qui avaient fait leurs classes dans les rangs du Palmah.

Après la guerre, les membres du Palmah ont établi un grand nombre d’implantations juives dans tout le pays. Le Palmah a aussi laissé son empreinte sur de nombreux aspects  politiques, sociaux et culturels de l’État d’Israël. Son héritage vit encore aujourd’hui.

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