Plan de Partage de la Palestine (1947)

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היסטוריהContexte

Le terrorisme a toujours accompagné l’histoire de l’Israël moderne : c’est une singularité mondiale, et non un artefact conjoncturel. Le terrorisme préexiste à la naissance même de l’État d’Israël en 1948. Dans les années 1920-1921, une vague d’émeutes antijuives se déchaîna. Le massacre de la communauté juive de Hébron date de 1929 ; la révolte arabe de 1936-1939 fut l’occasion d’assassiner de nombreux Juifs.

Après la Seconde Guerre mondiale, le nouveau gouvernement élu en Grande-Bretagne, puissance mandataire sur la Palestine, refusa d’abolir le Livre blanc qui limitait l’immigration juive en Palestine, même après la tragédie de la Shoah (Cf. épisode de l’Exodus en 1947).

En 1946, David Ben Gourion assuma la charge du portefeuille de la Défense à l’exécutif de l’Agence juive et mena la lutte contre les Britanniques – défiant le blocus instauré par eux, intensifiant les activités de peuplement et, par la suite, remettant en question l’autorité britannique.

En 1947, la détérioration de la situation conduisit la Grande-Bretagne à abandonner à l’ONU le pouvoir de prendre des décisions concernant le statut du Pays d’Israël. L’Assemblée générale nomma une commission spéciale qui recueillit des témoignages et décida à l’unanimité qu’il fallait accorder l’indépendance à Israël. La plupart des membres de la commission se prononcèrent en faveur d’un partage du pays en deux États, un juif et un arabe, Jérusalem devant se trouver sous contrôle international. Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU adopta la résolution de partage de la Palestine par 33 voix contre 13.

Le terrorisme arabe s’intensifia à la veille de la résolution 181 des Nations Unies du 29 novembre 1947 qui officialisait la partition du territoire (ce fut en fait véritablement le début de la guerre dite Guerre d’Indépendance).

De la question de la Palestine au Plan de partage

 «  (…) Les Arabes, citoyens de l’État arabe, et les Juifs, citoyens de l’État juif – auront le droit de vote dans l’État arabe et dans l’État juif, respectivement. »

            Extrait de la résolution 181 de l’ONU

La question de la Palestine a été portée devant l’Assemblée générale par le Royaume-Uni, au lendemain même de la création de l’Organisation des Nations Unies. Une Commission spéciale pour la Palestine (UNSCOP), comptant 11 membres, a été constituée dès la première session extraordinaire de l’Assemblée, en avril 1947.

La majorité des membres de la Commission a recommandé le partage de la Palestine en un État arabe et un État juif, avec pour Jérusalem un statut international spécial sous l’autorité administrative de l’ONU.

Lors de sa 2ème session ordinaire, après un débat intensif qui a duré 2 mois, l’Assemblée générale de l’ONU vota, le 29 novembre 1947 – à la majorité des 2/3 – le partage de l’ouest de la Palestine en 2 États, un État juif et un État arabe.

Les Juifs devaient recevoir le secteur de la carte indiqué en bleu, dont 75% était des terres désertiques.

Les dirigeants de la population juive de Palestine (appelée le Yichouv) acceptèrent ce plan qui leur accordait un territoire, même diminué.

Quant aux États Arabes, ils le rejetèrent, refusant la création d’un État juif en Palestine quel qu’il soit, faisant valoir qu’il violait les dispositions de la Charte des Nations Unies reconnaissant à chaque peuple le droit de décider de son propre destin.

Le Plan de partage détaille en 4 parties (jointes en annexe à la résolution) : la fin du mandat britannique, le retrait progressif des forces armées britanniques, la délimitation de frontières entre les 2 États, Jérusalem.

Selon ce Plan :

  1. La création des États arabe et juif devait intervenir le 1er octobre 1948 au plus tard.
  2. La Palestine était divisée en 8 parties : 3 devaient devenir des divisions juives et 3 des divisions arabes. La 7ème, la ville de Jaffa, devait devenir une enclave arabe à l’intérieur du territoire juif.
  3. Le régime international de Jérusalem, 8ème division, serait administré par le Conseil de tutelle des Nations Unies.
  4. Le Plan indiquait aussi en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que devait formuler le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l’accès aux Lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

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