Judée-Samarie

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La région de Judée-Samarie (hébreu : איזור יהודה ושומרון, ‘Eizor Yehouda VéShomron’) est une région de 5 860 km² qui abrite une population d’environ 2 500 000 personnes, en grande majorité palestiniennes. La région est délimitée à l’est par le Jourdain et la Mer Morte, et par l’ancienne ligne verte de 1949 (la ligne d’armistice entre Israël et la Transjordanie après la Guerre d’Indépendance de 1948) au nord, au sud et à l’ouest. Depuis la fin de la Guerre des Six Jours en 1967, la région est contrôlée par l’État d’Israël qui ne l’a toutefois pas annexée.

En rose, la région de Judée-Samarie

1. La Judée-Samarie avait été initialement attribuée à un futur État arabe dans le cadre du Plan de Partage de novembre 1947. La région est dénommée Cisjordanie par de nombreux médias francophones, une appellation incorrecte datant de l’annexion de la région par la Transjordanie en 1949, date jusqu’à laquelle le terme de Judée-Samarie était communément utilisé, y compris par les instances internationales.

2. Israël a pris le contrôle de la Judée-Samarie (ainsi que de la bande de Gaza et du Plateau du Golan) suite à la Guerre des Six Jours en 1967, une guerre d’autodéfense qui lui a été imposée par les pays arabes voisins désireux de détruire l’État juif, avec l’Égypte à leur tête. L’emprise israélienne sur la Judée-Samarie s’est prolongée du fait de l’impossibilité d’arriver à un accord de paix avec les autorités palestiniennes depuis 1967.

3. L’allégation selon laquelle la présence israélienne en Judée-Samarie serait une violation de la Résolution 242 du Conseil de Sécurité de 1967, l’une des pierres angulaires du processus de paix, est erronée. Elle ignore à la fois les termes et l’intention originelle de cette résolution. Ses concepteurs avaient compris que les frontières d’avant 1967 étaient indéfendables et opté dans leur formulation pour la formule de retrait « de territoires » et non « des territoires » ou « de tous les territoires ». Ce qui indique à l’évidence la nécessité de modifier le tracé des frontières israéliennes. En outre, la Résolution 242 faisait appel à la « cessation de toutes les revendications ou d’états de belligérance », situation qui n’est toujours pas atteinte.

4. Depuis 1993, la Judée-Samarie est régie par les Accords d’Oslo, signés par Yaser Arafat pour l’OLP et Shimon Peres pour Israël, en présence du Président américain Bill Clinton. Les accords divisent la Judée-Samarie de manière temporaire en trois zones : une zone A sous contrôle palestinien total (civil et militaire) ; une zone B sous contrôle civil palestinien et militaire israélien ; et enfin une zone C sous contrôle israélien total (civil et militaire). Les accords stipulaient également que le statut final de la région serait à déterminer ultérieurement par le biais de négociations entre les autorités politiques israéliennes et palestiniennes.

Judée-Samarie : zones A, B et C

5. Les implantations israéliennes en Judée-Samarie ne sont pas des colonies. La présence juive dans la région s’est poursuivie sans discontinuer depuis plus de 3000 ans. Il s’agit de localités juives en territoire à majorité arabe de même qu’il existe des localités arabes en Israël. Dans leur ensemble, ces implantations ne représentent que 5% du territoire de Judée-Samarie. De plus, depuis 1996, Israël n’a construit aucune implantation nouvelle dans la région, et en a même démantelé 4 en Samarie septentrionale en 2005. Les constructions réalisées depuis 1996 l’ont été dans des implantations déjà existantes en réponse au besoin de croissance naturelle de la population, et elles ont fait l’objet d’un moratoire de 10 mois en 2010.

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