Clôture de Sécurité d’Israël contre le Terrorisme

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La clôture de sécurité d’Israël contre le terrorisme (hébreu : גדר הביטחון, ‘Guéder HaBitahon’) est une protection en Judée-Samarie en cours de construction depuis 2002 qui a pour objectif d’empêcher toute intrusion de terroristes palestiniens sur le territoire israélien.

Pourquoi une clôture de sécurité ?

La construction par Israël de la clôture de sécurité antiterroriste a été décidée parce que l’Autorité Palestinienne s’est abstenue de combattre le terrorisme. L’objectif de cette mesure de sécurité est de protéger la population israélienne de toute intrusion de terroristes palestiniens sur le territoire israélien. La mise en place de cette clôture constitue une mesure défensive, temporaire et passive contre le terrorisme ; dans les régions où la clôture est déjà achevée, le terrorisme a considérablement décliné.

Comment son tracé a-t-il été déterminé ?

En rouge, le tracé de la clôture établi en 2006 ; en vert, la « Ligne Verte ». Photo : Wikipédia

Environ 97% de la clôture consiste en un réseau de barbelés doté d’un système donnant l’alerte en cas d’infiltration : moins de 3% de la clôture est construite en béton. En se conformant aux décisions rendues par la Cour Suprême afin d’épargner des difficultés inutiles aux civils palestiniens tout en préservant la vie des civils israéliens, aussi bien juifs qu’arabes, le gouvernement d’Israël a décidé, le 20 février 2005 du tracé initial de la clôture.

Depuis, le tracé a subi quelques modifications sur des décisions de la Cour Suprême. Ainsi, le 15 septembre 2005, les neufs juges de la Cour Suprême ont jugé à l’unanimité qu’une partie du tracé de la clôture était illégale et ont demandé au gouvernement de revoir le tracé près de la localité juive d’Alfei Menashe. De même, le 4 septembre 2007, la Cour Suprême a demandé au gouvernement de revoir le tracé de la clôture à proximité du village palestinien de Bil’in, situé à 12 km à l’ouest de Ramallah, car la clôture empiétait sur une large partie des terres agricoles des villageois palestiniens. Depuis le jugement, et dans l’attente des travaux de déplacement de la clôture vers l’ouest, de violentes manifestations ont lieu chaque fin de semaine, au cours desquelles des villageois palestiniens et des militants pro-palestiniens lancent des pierres sur les soldats israéliens qui sont contraints de riposter par des moyens de dispersion d’émeute non létaux.

Vidéo : manifestation violente à Bil’in le 7 janvier 2011

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A la fin du mois d’avril 2011, le Commandement de la Région Centre a annoncé que les travaux de déplacement de la clôture seraient bientôt achevés.

Le tracé de la clôture antiterroriste n’est déterminé que par la nécessité de sauver des vies israéliennes en empêchant les terroristes palestiniens d’atteindre les populations israéliennes. La placer ailleurs, de façon arbitraire, comme le long des lignes d’avant juin 1967, n’aurait rien à voir avec la sécurité et, par conséquent, rien à voir avec l’objectif de la clôture. Ainsi, certaines parties de la clôture – au total plusieurs centaines de mètres – sont construites à l’intérieur des lignes d’avant juin 1967 conformément aux exigences sécuritaires sur le terrain. Plusieurs dizaines de points de passage ont été prévus pour permettre la circulation des personnes et des marchandises. Israël respecte la liberté de circulation, mais pas aux dépens du droit à la vie.

Efficacité de la clôture de sécurité

Les statistiques montrent une nette corrélation entre l’édification de la clôture et le déclin du nombre d’attentats terroristes à partir des régions voisines des tronçons achevés. Entre 2002 et 2003, les données statistiques indiquent une chute de 30%  du nombre des attentats perpétrés. De même, le nombre des victimes assassinées par des terroristes a diminué de 50% en 2003, par rapport à l’année précédente. Dans les régions où la clôture est édifiée, le nombre des victimes assassinées par des terroristes est passé de 46 en 2003 à 0 en 2004.

Quid de l’ONU ?

Le 8 décembre 2003, au cours d’une séance réunie d’urgence, l’Assemblée générale de l’ONU a voté une résolution demandant à la Cour de justice internationale de donner un avis consultatif sur les « conséquences juridiques » de la clôture antiterroriste d’Israël. La question de la clôture soumise à la Cour de justice internationale ignore totalement le terrorisme. Il s’agit d’une tentative de faire de ce tribunal un instrument politique contre Israël. La question porte uniquement sur la clôture, ignorant délibérément le terrorisme palestinien, notamment les attentats-suicides qui sont à l’origine de la décision prise par Israël d’édifier cette clôture antiterroriste. Est également ignoré le fait que l’Autorité palestinienne – en dépit de ses  nombreux engagements – s’est abstenue de prendre des mesures pour stopper le terrorisme. La question posée à la Cour mentionne un « mur », bien que ce soit là une inexactitude criante. L’utilisation du terme « mur » n’est qu’une tentative délibérée d’abuser la Cour, en la laissant ignorer le fait que moins de 3% de la clôture est en béton, alors que plus de  97% du tracé consiste en barbelés.

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