La Brigade Golani célèbre 67 ans de service dans Tsahal

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Il y a 67 ans, le 22 février 1948, dans le but d’obtenir une victoire décisive pour remporter la guerre d’Indépendance, les dirigeants de la Haganah ont formé la Brigade Golani. Trois mois plus tard, l’État d’Israël était créé, et les soldats de la “Golani” sont montés au champ d’honneur pour écrire la première page de cette épopée israélienne. Depuis 67 ans, des générations de combattants arborant avec fierté le béret marron se succèdent dans Tsahal pour perpétrer une seule et même tradition : l’honneur d’être un membre de la Brigade Golani.

Avec leur béret marron, les soldats de la Brigade Golani se sont taillés une solide réputation de soldats d’élite en Israël, et chez leurs ennemis. Parmi leurs faits d’armes les plus glorieux, on peut trouver la défense du kibboutz Degania Alef face à l’armée syrienne pendant la Guerre d’Indépendance en 1948, la reprise du Mont Hermon pendant la Guerre de Kippour en 1973, la libération des otages français et israéliens au cours de l’Opération Entebbe en 1976, et les batailles de Maroun al-Ras et de Bint Jbeil pendant la Deuxième Guerre du Liban.

Le commandant de la Brigade, le colonel Ghassan Alian, le commandant actuel de la “Golani”, est estimé et aimé de ses hommes. Au cours de l’Opération Bordure Protectrice, il a été blessé à deux reprises dans des échanges de tirs avec des terroristes du Hamas, mais est malgré tout revenu combattre en première ligne avec ses soldats. Cette tradition de valeur et de bravoure est propre à la brigade, puisque trois de ses commandants sont devenus par la suite chefs d’état-major de Tsahal, dont le lieutenant-général Gadi Eizenkot, actuel chef d’état-major de Tsahal.

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L’organisation de la Brigade Golani

La Brigade Golani compte trois bataillons réguliers. Le Bataillon ‘HaBokim HaRishon’ (litt. les premières brèches), dont le nom fait référence à l’Opération ‘Yoav’ en 1948, qui avait pour objectif de créer une brèche dans le désert du Néguev alors assiégé et de scinder l’armée égyptienne en deux. Le Bataillon ‘Barak’ dont quatre de ses commandants sont tombés au champ d’honneur, y compris le premier chef de bataillon druze de Tsahal, le Lieutenant-colonel Houssian Amir Ali Amar. Et enfin le Bataillon ‘Gideon’, qui tire son nom du juge et général biblique Gideon, connu pour son sens de la justice et qui a défendu le peuple d’Israël avec détermination grâce à sa science militaire.

La Brigade Golani dispose également de son propre Bataillon de Reconnaissance. Les soldats désireux de rejoindre le Bataillon de Reconnaissance, considéré comme le bataillon d’élite de la brigade, doivent passer des tests de sélection très difficiles physiquement et mentalement qui visent à éprouver la volonté et les aptitudes des soldats. Les missions de ce bataillon restent secrètes.

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L’étoffe des héros

Le “Golanshik” le plus célèbre est sans aucun doute, le commandant Roy Klein z”l, qui a sacrifié sa vie pour sauver ses soldats d’une mort certaine.

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Klein et ses hommes combattaient dans le village libanais de Bint Jbeil pendant la Deuxième Guerre du Liban, lorsqu’ils ont été pris en embuscade par des terroristes du Hezbollah. Alors que Klein était en train de fournir les premiers soins à l’un de ses soldats qui avait été blessé, une grenade a été lancée sur le groupe. Sans hésitation, Klein s’est jeté sur la grenade, afin d’absorber la force de l’explosion et de sauver la vie de ses soldats qui se tenaient autour de lui. En dépit de sa blessure mortelle, Klein a essayé jusqu’au bout d’entrer en contact avec ses supérieurs.

Sa dernière action a été de remettre sa radio au commandant en second afin qu’il ne tombe pas aux mains de l’ennemi. La Médaille du Courage lui a été décernée à titre posthume.

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