Après Gaza, de nouveaux défis sécuritaires sur le front nord

banner libanLa frontière israélo-libanaise a perdu son calme depuis quelques mois. Le Hezbollah, qui contrôle toujours le sud-Liban, cherche par tous les moyens à montrer à sa population et au reste du monde sa force et sa présence dans la région. Un haut-gradé responsable des forces de Tsahal sur le front nord apporte son analyse sur la situation qu’il décrit comme “instable” aux portes d’Israël.

Bien que la frontière entre Israël et le Liban semblait calme jusqu’à il y a quelques mois, la situation sécuritaire peut vite se dégrader de par son manque de stabilité.

En mars, deux engins explosifs de 20 kilos ont été activés contre des soldats de Tsahal le long de la frontière avec le Liban. Cette attaque, menée par le Hezbollah, avait pour but de tuer les forces israéliennes postées au nord d’Israël et aurait pu provoquer un lourd bilan humain. Heureusement, aucun soldat n’a été blessé lors de cet incident. Pour Nassrallah, le leader du Hezbollah, cette attaque a été menée par l’organisation terroriste afin de mettre fin officiellement au calme qui régnait dans la région depuis 8 ans.

Une organisation qui se renforce

La situation sur le terrain a bien changé depuis 2006. “En plus de continuer à se renforcer militairement, le Hezbollah a désormais acquis une sérieuse expérience opérationnelle de par son implication dans la guerre civile en Syrie durant laquelle il a pu tester ses capacités”, explique le haut-gradé.

Malgré les conflits internes en Syrie, le sud du Liban reste aujourd’hui encore la forteresse terroriste du Hezbollah. L’organisation contrôle les centres de population et a pour la première fois accroché des drapeaux le long de la frontière entre Israël et le Liban afin d’imposer sa présence dans la région.

De manière régulière, Tsahal détecte des combattants armés du Hezbollah en uniforme près de la frontière, et ce encore il y a quelques jours (voir ci-dessous).

Ceci prouve que le Hezbollah contrôle la région et qu’il ne cherche plus à se cacher ni auprès de la FINUL ni au yeux du monde. Alors que le Hezbollah s’était retiré de cette zone après la Seconde Guerre du Liban, il y est revenu en force.

30 000 combattants dans les rangs du Hezbollah

L’organisation terroriste fait régulièrement entrer de nouvelles armes sur son territoire. “Il n’y a rien que le Hezbollah ne puisse se procurer s’il le souhaite. Les choses ont bien changé depuis la dernière guerre en Israël et le groupe terroriste”, explique le haut-gradé.

Hezbollah-world

Tsahal doit actuellement à la fois faire face aux provocations quasi quotidiennes à la frontière israélo-libanaise, et se tenir prêt à une potentielle guerre sur le front nord du pays.

Le Hezbollah est composée d’environ 30 000 combattants”, affirme le haut-gradé. L’organisation terroriste cherchera par tous les moyens à attaquer les habitants du nord d’Israël, mais l’armée israélienne se tient prête à faire face à toutes menaces afin d’assurer la sécurité de sa population.

Une menace souterraine

Selon le haut-gradé, les tunnels terroristes du Hamas qui ont été détruits par l’armée israélienne à Gaza lors de l’Opération Bordure Protectrice, avaient été construits sous les conseils du Hezbollah au Liban.

“Le Hezbollah a pensé à construire un réseau souterrain bien avant que le Hamas ne débute le sien, et c’est d’ailleurs le groupe terroriste libanais qui a formé le Hamas sur cette nouvelle méthode d’attaque”, explique le haut-gradé. “Le terrain dans le nord est plus ferme et la topographie est très différente ce qui lui complique la tâche, mais le Hezbollah pense à construire un réseau souterrain similaire dans le but d’attaquer Israël.”

Nasrallah 2

Une forteresse terroriste au coeur de la population civile

Tout comme le fait le Hamas à Gaza, le Hezbollah place ses infrastructures terroristes au coeur de la population civile du sud du Liban la mettant ainsi fortement en danger. “Si une guerre se déclenche entre Israël et le Hezbollah, de nombreux civils non-impliqués seront placés par le Hezbollah au milieu des combats”, explique le haut-gradé. Lors de l’Opération Bordure Protectrice, “environ 50% des morts étaient des terroristes du Hamas et 50% des civils non-impliqués”, ajoute t-il. “Je ne connais pas d’autre armée dans le monde qui arriverait à un tel bilan sur un champ de bataille si complexe, en milieu urbain.”

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