18 juillet : deux attentats, deux villes. Un responsable, le Hezbollah

Le Hezbollah a construit un réseau étendu de terroristes dans le monde entier et s’est transformé en l’une des organisations terroristes les plus violentes du monde. Sa longue liste d’attaques compte des détournements d’avions, des assassinats, des trafics d’armes et de drogues et des tirs de roquettes contre des civils. Le 18 juillet est devenue une triste date doublement célèbre. C’est la date à laquelle le Hezbollah a attaqué les villes de Buenos Aires en Argentine et Burgas en Bulgarie. Retour sur deux attentats perpétrés par l’organisation terroriste du Hezbollah.

Le Hezbollah attaque Buenos Aires

Il y a 19 ans, à 9h53, le bruit d’une explosion a secoué le centre ville de Buenos Aires, la capitale de l’Argentine. Un terroriste du Hezbollah venait de faire détonner une charge explosive de 400 kg cachée dans une voiture garée devant un centre communautaire de la communauté juive (l’Association Mutuelle Israélite Argentine, AMIA). La grosse quantité d’explosives a provoqué l’effondrement du bâtiment causant la mort de 85 personnes et en blessant 300 autres. Cet attentat est une des attaques les plus sanglantes du Hezbollah. L’explosion a également touché les bâtiments aux alentours dont une école.

Attentat à Buenos Aires. Crédit : Ali Burafi

Attentat à Buenos Aires. Crédit : Ali Burafi

Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, avait déclaré dans le journal Al-Watan Al-Arabi, un mois avant l’attaque : “des milliers de commandos-suicides sont prêts à se faire exploser dans le monde entier”. Directement après l’attentat à Buenos Aires, Khader Tleis, alors membre du parlement du Liban et représentant du Hezbollah, a affirmé : “le Hezbollah a la capacité de faire beaucoup, même en dehors du Liban.

Lors d’une conférence de presse le 25 octobre 2006, les procureurs de l’affaire AMIA, les docteurs Nisman et Martinez Burgos ont présenté un rapport d’enquête déterminant à l’unanimité que la décision de poursuivre l’attaque du centre communautaire argentin a été prise par le leadership iranien et qu’elle a été réalisée par son mandataire, le Hezbollah.

Le Hezbollah attaque Burgas

Exactement 18 ans plus tard, le 18 juillet 2012, le Hezbollah attaque une nouvelle fois des innocents. Cette fois, l’attentat a lieu en Bulgarie, à Burgas. Un avion transportant 151 touristes israéliens atterrit dans l’après midi, à 16h45. Trois quarts d’heures plus tard, ils commencent à monter dans des cars qui doivent les transporter vers leurs hôtels, prêts de la mer noire. Une bombe accrochée à un des bus explose endommageant également deux autres bus guarés dans les alentours. 6 personnes meurent sur le coup. 36 autres sont blessées.

Les corps des 5 victimes de l'attentat de Burgas sont arrivés en Israël escortés par Tsahal

Les corps des 5 victimes de l’attentat de Burgas sont arrivés en Israël escortés par Tsahal

Des sauveteurs du Commandement du Front Intérieur partent alors directement depuis Israël pour sauver et rapatrier les victimes israéliennes. Le 19 juillet au soir, toutes les victimes étaient rapatriées.

Le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Yoav Mordechai, a déclaré dans les jours qui ont suivi l’attentat : « il est clair que le Hezbollah et d’autres organisations, qui sont soutenus par l’Iran dans leurs actions, cherchent des opportunités pour attaquer des Israéliens, peu importe où ils se trouvent. »

Un ennemi global

19 ans après l’attentat de Buenos Aires et un an près celui de Burgas, la cause n’a pas changé. Le Hezbollah agit toujours comme un mandataire de la politique d’Iran qui le finance et l’entraîne. Le Hezbollah compte aujourd’hui 60 000 roquettes et dispose d’un réseau mondial d’opératifs terroristes planifiant des attaques.

“Vous ne les voyez pas, vous ne les entendez pas, mais les terroristes du Hezbollah menacent le monde entier”, déclare le capitaine Roni Kaplan, porte-parole hispanique de Tsahal.

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