5 juin 1967 : la guerre des Six Jours éclate

Il y a 45 ans, la guerre des Six Jours éclatait. A l’époque, Israël était menacé d’anéantissement par l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Depuis 1948. Elle a opposé du 5 au 10 juin 1967 Israël à une coalition de 4 pays arabes : l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et l’Irak.

A l’époque, Israël voit la menace syrio-égyptienne s’intensifier

Le 7 avril, un incident mineur à la frontière israélo-syrienne dégénère en une bataille aérienne sur le plateau du Golan, au cours de laquelle six avions syriens Mig-21 sont abattus au-dessus du lac de Tibériade. Au cours des mois d’avril et mai, la situation se tend avec l’Égypte qui avait conclu un traité de défense avec la Syrie. Le point culminant de ces tensions est atteint le 22 mai, lorsque le président égyptien décide d’interdire aux navires israéliens le droit de pénétrer dans le détroit de Tiran, ce qui, pour Israël, constitue un casus belli.

Un Mirage de l'armée israélienne

Un Mirage de l'armée israélienne

Devant l’imminence d’une attaque de l’armée égyptienne qui jure de détruire Israël, Tsahal prend l’initiative

La guerre est déclenchée par Israël en tant que guerre préventive lorsqu’une attaque de l’Égypte est imminente. Les premières heures de la guerre sont marquées par l’Opération Focus qui permet la destruction de la majeure partie des forces aériennes égyptiennes en l’espace de 3 heures.

L’essentiel de l’effort de guerre israélien est concentré sur le front égytien. L’intention israélienne n’est pas d’attaquer la Jordanie. Un message est transmis à cet effet au roi de Jordanie, lui demandant de rester neutre, mais l’armée jordanienne, qui était sous commandement égyptien, reçoit l’ordre d’ouvrir le feu.

A l’issue des six jours de combats intenses sur trois fronts, les forces israéliennes ont conquis le désert du Sinaï et la bande de Gaza au sud, la Judée-Samarie à l’est, le plateau du Golan au nord et ont libéré l’intégralité de Jérusalem.

Un lourd tribut

Ezer Weizman, Moshe Dayan et Motti Hod assis sur les rives du Canal de Suez

Ezer Weizman, Moshe Dayan et Motti Hod assis sur les rives du Canal de Suez

776 soldats israéliens ont trouvé la mort au cours des combats.

8 soldats israéliens qui avaient été capturés pendant la guerre sont finalement rapatriés en Israël ainsi que quelques membres des services secrets israéliens opérant en Égypte.

En outre, 2 pilotes furent ramenés de leur captivité en Irak : le Capitaine Isaac Glantz-Golan et le Capitaine Gideon Dror, en échange desquels Israël libéra 428 prisonniers jordaniens. Dans le cadre des accords avec la Syrie, Israël libéra 572 prisonniers syriens contre un pilote israélien, les corps de 2 autres pilotes et le corps d’un autre Israélien qui avait été enlevé une année auparavant et qui n’avait par survécu à sa captivité.

Malgré de nombreux efforts, Damas refusa de transférer le corps d’Eli Cohen, l’agent du Mossad découvert et pendu à Damas. Dans le cadre des accords avec la Jordanie, 2 Jordaniens capturés furent libérés le 2 avril 1968 en échange du corps d’un soldat disparu (2 autres cercueils rendus à Israël ne contenaient que de la cendre, les 2 soldats sont portés disparus jusqu’à ce jour).

Des pyramides égyptiennes vues d'un avion israélien

Des pyramides égyptiennes vues d'un avion israélien

Deux héros de la guerre de 1967

Au cours de sa mission en Syrie, Eli Cohen obtient des renseignements cruciaux qu’il transmet immédiatement à Israël quelques temps avant la Guerre des Six Jours en 1967.

Il a même transmis à Israël les localisations précises des fortifications syriennes sur le plateau du Golan (3 ans seulement avant la guerre des Six Jours). Il rapporte aux services israéliens la disposition des bunkers et des bases de tir syriens organisés en trois lignes.

Certains ajoutent qu’il aurait ainsi suggéré aux officiers syriens que des arbres à eucalyptus soient plantés autour des bunkers syriens pouvant viser le territoire israélien, prétendant officiellement que ces arbres pourraient servir d’abris naturels aux postes avancés. La plantation de ces arbres aurait donc été décidée par les autorités syriennes selon les conseils d’Eli Cohen ce qui a permis à Tsahal localiser les bunkers syriens pendant la Guerre des Six Jours.

Cohen a également transmis les noms de nombreux pilotes syriens, ce qui aura notamment pour effet d’empêcher le bombardement de Tel Aviv en 1967 par l’aviation syrienne.

Le sergent Shaul Vardi, quant à lui, n’est qu’un simple soldat lorsque la Guerre des Six jours éclate. Pendant les combats, le tank de Shaul a été frappé et Shaul a été gravement blessé au visage. Il est devenu temporairement aveugle alors que les combats continuaient de faire rage. Dès qu’il a retrouvé l’usage de ses yeux, il est immédiatement retourné à son poste. Même après que son tank a été détruit une seconde fois, Vardi et ses hommes ont continué à se battre et à fragiliser des positions syriennes, alors qu’ils n’étaient armés que de fusils et de grenades. Shaul a été évacué vers un hôpital seulement après que les combats ont pris fin.

Retraits du Sinaï et de la bande de Gaza : l’engagement d’Israël pour la paix

Les forces de Tsahal quittent Gaza lors du désengagement de 2005.

Le traité de paix historique israélo-égyptien a été signé le 26 mars 1979 à Washington. Par ce traité, Israël s’engage à se retirer du Sinaï et pour la paix, désengagement qui sera achevé totalement en 1982. L’Égypte est le premier pays arabe à signer un traité de paix avec l’État d’Israël, devenant par la même occasion le premier État arabe à reconnaître l’État juif officiellement.

En 2005, pour donner un coup d’accélerateur au processus de paix, Israël dirigé par Ariel Sharon, se retire de la bande de Gaza unilatéralement.

Mais Israël n’a pas obtenu la paix en échange. Depuis, l’organisation terroriste du Hamas exerce le pouvoir dans la bande de Gaza, suite à sa victoire lors des élections législatives et les terroristes de Gaza ont déjà tiré plus de 9153 missiles sur les civils du sud d’Israël.

La frontière israélo-égyptienne a également été fragilisée ces derniers mois. Fort taux d’infiltration clandestine, menace criminelle et activités terroristes émanant de la péninsule du Sinaï : voici la liste non-exhaustive des défis auxquels l’État d’Israël est confronté à sa fontière sud. Pour rappel, à l’été 2011, le 18 août, des terroristes infiltrés de Gaza dans le Sinaï traversent la frontière et attaquent à l’arme automatique et à l’explosif des bus sur la route frontalière. Ils assassinent 8 civils israéliens.


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