Un nouveau laboratoire spatial israélien bientôt en orbite

Depuis des années, les cadres de la société «Elbit» rêvent de développer un laboratoire spatial indépendant. Leurs efforts ont finalement porté leurs fruits cette année. Nous vous invitons à découvrir «Daniel». 

Tal Michael

Des scientifiques entourent le satellite

Au coeur du centre industriel de Ness Ziona, de nombreuses entreprises attirent quotidiennement l’oeil des journalistes.

«Elbit» dévoile sa «nouvelle star» cette semaine: un laboratoire spatial, l’un des laboratoires optiques les plus modernes du monde.

«Daniel» est le nom choisi pour ce laboratoire. Son lancement vient couronner trois ans de travail intensif qui aura coûté près de dix millions de Nouveaux Shekels. Le laboratoire est censé servir «Elop», une filiale d’ «Elbit», afin d’aider au développement de systèmes avancés de photographie pour les satellites de l’industrie aéronautique.

«Dans le nouveau laboratoire, nous assemblons les appareils photographiques qui seront envoyés dans l’espace prochainement et seront placés sur des satellites israéliens», explique Ilan Porat, Vice-président et responsable du département Espace de l’entreprise.

«Avec les progrès technologiques, nous avons besoin d’améliorer la résolution des appareils photographiques et d’obtenir de meilleurs résultats. Les appareils sur lesquels nous travaillons aujourd’hui ont une bien meilleure résolution et sont plus modernes que ceux qui existent déjà».

En conséquence de l’évolution permanente des menaces pesant sur lui, l’État d’Israël est contraint de lancer ses satellites vers l’ouest au mépris de la logique des lois de la physique. Ce type de lancement oblige les systèmes à dépenser de l’énergie supplémentaire au lancement et à s’opposer au sens de rotation de la Terre. Ainsi, il est possible de déduire une équation fort simple: plus d’énergie est dépensée au lancement, moins il reste d’énergie au satellite pour porter son chargement.

«Si vous jetez un oeil aux machines développées aux États-Unis ou en France», explique Porat, «vous verrez que le poids des satellites est  cinq fois plus élevé que le poids de nos satellites et que le  résultat est identique. Par exemple, nous nous sommes efforces de réduire la taille de l’un de nos satellites, qui est ainsi passée de 8 mètres a 1.5 mètres de long».

L’un des intérêts principaux de ce laboratoire réside dans un système en forme de tube métallique géant situé dans une chambre à côté. «C’est une cellule vide servant à simuler les conditions de l’espace», explique Porat. «Nous mettons les appareils photographiques et les caméras dedans de manière à avoir l’image de ce que nous pourrions voir à haute altitude. Ainsi nous pouvons tester la façon dont les satellites fonctionnent à la température et à la pression que l’on peut trouver dans l’espace».


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