Retour sur le succès des satellites israéliens, symboles de 23 ans de progrès et de recherche

23 ans après le lancement du premier satellite de reconnaissance Ofeq 1, M. Yehiel Shalev, un haut responsable de l’Agence Spatiale Israélienne revient sur ses dernières innovations et nous introduit dans les coulisses de son usine.

"chaque satellite qui a été lancé fonctionne parfaitement et ce depuis de nombreuses années"

23 ans après le lancement de son premier satellite de reconnaissance Ofeq 1, Yehiel Shalev, le Chef du département des Satellites  de l’Agence Spatiale Israélienne revient sur les dernières innovations et nous introduit dans son usine.

« Nous avons développé de nouveaux systèmes dans trois domaines différents. Il s’agit essentiellement des satellites d’observation électro-optiques, des satellites de communication notamment avec la série de satellites de communication AMOS  et des satellites de reconnaissance utilisés comme radars », a affirmé Shalev.

La construction et l’intégration d’un satellite peut prendre trois ans. Les salles de travail sont isolées, stériles et maintenues à une température constante, tout au long de l’année.

Au cours de la phase finale de développement, le satellite RAS (radar à synthèse d’ouverture) était enfin capable de recevoir les transmissions grâce à ses radars, et les changements climatiques sur Terre n’avaient donc aucun impact sur son efficacité. Il pourra ainsi recevoir des photos et transmettre des informations quelque soit le climat.

Presque deux fois plus grand que ses congénères, le satellite Amos 4 est le plus gros satellite de communication fabriqué par l’Industrie Aérospatiale Israélienne.

« Le satellite Amos est capable de mesurer le nombre de transpondeurs qu’il possède », a expliqué Shalev. Un transpondeur est un appareil automatique qui reçoit, amplifie et retransmet des signaux sur des fréquences différentes. « Après avoir été lancé, le satellite est censé peser 4.3 tonnes. »

Le satellite OpSat 3000 est un nouveau satellite d’observation. « Il s’agit d’une nouvelle génération de satellites d’observation dans la lignée du programme Ofeq, » nous explique Shalev. « Ce nouveau satellite fonctionnera à l’aide des technologies que nous avons mises au point ici-même, y compris des systèmes optiques et des systèmes de contrôle. Les photos produites seront plus précises et de qualité supérieure. »

Le nouveau satellite aura un télescope de diamètre plus large que l’Ofeq 9, ce qui lui permettra de prendre des photos de meilleure qualité. « Un télescope en couleurs sera prochainement ajouté aux satellites », a confirmé Shalev.

« Nous avons récemment commencé à travailler sur les micro et les nano-satellites. L’avantage est que ces satellites ne pèsent que quelques kilos et qu’ils sont très différents de ceux que nous avons produits jusqu’à présent. Au lieu d’utiliser un grand satellite dans le cadre d’une opération, nous pourrons utiliser une série de petits satellites. »

Les nano-satellites présentent également l’avantage d’être peu coûteux, car leur lancement implique un faible investissement financier puisque leur poids ne dépasse pas les dix kilogrammes.

Puisque les satellites ne peuvent pas être réparés après avoir été lancés, il est essentiel de s’assurer que chaque élément fonctionne parfaitement et que le satellite pourra résister aux changements environnementaux.

« Le bruit extrêmement fort produit par le lancement du satellite est responsable de vibrations très puissantes qui peuvent endommager significativement son fonctionnement mécanique et nous devons être certains que le système pourra résister à cette pression », nous explique Shalev.

« Chaque stade de développement est risqué et nécessite un investissement financier énorme. Nous mettons d’abord au point les modèles de tous les systèmes et nous testons chaque modèle séparément.  C’est le secret de notre réussite: chaque satellite qui a été lancé fonctionne parfaitement et ce depuis de nombreuses années ».


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