Quatre Français dans Nahal – Partie 2/5 : le parcours du combattant

Dan, Simon, Samuel et Julien, dont vous avez fait la connaissance hier, continuent de nous raconter leur service militaire. Partie 2 : le Parcours du Combattant.

Cliquez-ici pour lire la première partie : la Formation du Quatuor.

Comme dans toute unité d’infanterie, Dan, Simon, Samuel et Belleche doivent passer avec succès chaque étape du « parcours du combattant » traditionnel.

Pendant les classes, on inculque aux soldats les règles et les codes fondamentaux qu’ils devront respecter pendant toute la durée de leur service ; il s’agit essentiellement de discipline. La période  des classes est marquée par la « Cérémonie du Serment » (‘Tekess HaHashbaa’). «J’étais à la fois ému par le serment, mais aussi par la cérémonie qui avait lieu devant le Mur Occidental à Jérusalem, en présence de nos familles venues spécialement de France pour l’occasion », se souvient Dan.

Samuel au fond, lors de la cérémonie du serment au Mur Occidental à Jérusalem

La fin de cette première phase laisse place à quatre mois d’entraînement avancé (‘Imoun Mitkadem’). Avec du recul, Dan nous explique que le vrai objectif de cette période est de cristalliser le groupe de soldats. Ils apprennent d’abord à remplir des missions seuls, puis à deux, et enfin en groupe. Ces quatre mois s’achèvent sur la semaine d’entraînement à la guerre (‘Shavoua Milkhama’) dont l’objectif est de les confronter aux véritables conditions de guerre et à des exercices extrêmement éprouvants et pointilleux. Il faut rajouter à cela l’épuisement puisqu’aucun temps n’est dégagé pour le repos des soldats : « Je me suis soudainement rendu compte que nous n’avions dormi que deux heures sur les quatre jours d’exercice », se souvient Belleche. A la fin de ce cycle est organisée la « Marche pour le Béret » (‘Massa Koumta’). Après une longue marche de 45 km, les quatre soldats reçoivent le fameux béret vert clair, emblème incontournable de la Brigade Nahal.

La cérémonie de remise des bérets, Julien en arrière plan salue le photographe

Enfin, au cours de la période suivante, tous les soldats de l’unité sont envoyés à la frontière avec Gaza et sont dispersés du nord au sud afin de surveiller cet espace. Quand nous leur demandons s’ils ont éprouvé de la crainte pendant ces moments-là, ils nous répondent ceci : « Une fois sur place, la peur s’estompe. Nous nous sommes préparés durant des mois pour endosser cette responsabilité, et nous sentons que nous pouvons compter sur nos camarades ». L’un des épisodes les plus dangereux du service de Simon se produisit lorsque les soldats de son peloton furent l’objet de tirs ennemis à la frontière alors qu’ils effectuaient une garde. En urgence, le peloton de Dan vint leur prêter main forte, et les deux amis se retrouvèrent par hasard, en pleine opération.


Partager: